Le réseau d'échanges

La Santé source de joie, manuel d’hygiène, 2e et 3e année, Sœurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, Montréal, 1952, p. 13Les raisons derrière la circulation de magazines sont simples : certaines évoquent leur coût parfois élevé, d’autres insistent simplement sur l’importance de faire profiter à d’autres femmes de leurs lectures et ainsi avoir accès à une plus grande diversité d’information.

 

 

 

 

Plusieurs femmes sont abonnées à des magazines, d’autres les achètent en fonction de leur intérêt. Toutes ne déboursent cependant pas pour lire des magazines. Certaines participantes s’en font prêter, alors que d’autres se les font donner. Plusieurs en cèdent aussi à leur entourage.

 

Le coût des magazines est élevé. Certains s’y abonnent, mais plusieurs espèrent profiter de leur circulation pour en prendre connaissance et les repasser ensuite à leurs proches. Ces réseaux sont surtout féminins, entre sœurs, cousines, amies, collègues; on peut les attraper au passage, mine de rien. Les fidèles sont connues. Thérèse pour Châtelaine, Diane pour le Coup de pouce, Élise pour Filles d’aujourd’hui, Ginette pour le Bel âge. Pourvu qu’elles renouvellent leur abonnement…

 

DAUL, Fonds Alice Lemieux-Lévesque, P326/B,12 Photographies d'Alice Lemieux-Lévesque, de sa famille et de ses amis, [194-?]

Échanges et discussions

Micheline

Extrait Micheline


La plupart des échanges se font dans la famille, avec sœurs, belles-sœurs, mère, belle-mère, filles, brus… Les amies sont parfois intégrées dans ces réseaux de circulation.

Partage d'un espace, partage de revues

Élise

Extrait Élise


Deux participantes n’achètent pas de magazines et n’ont pas vraiment de préférence pour une revue en particulier, elles lisent ce qui leur est donné. Comme quoi le choix des autres devient le leur.

Lise

Extrait Lise

Des magazines anglophones pour une famille francophone

Ginette et Corinne

Extrait Ginette et Corinne

À l'adolescence

Thérèse

Mon Dieu, je m’en rappelle même pus… Je sais que c’était des revues de filles… On catinait ensemble pis on se passait des revues. Comme toutes les petites ados, je cré ben! Des peignures, pis envoye donc!

Médiathèque en ethnologie et patrimoine